Tour de l'océan atlantique: juin 2010 - juillet 2011

dimanche 3 octobre 2010

Baiona

Nous pensions y rester 3 jours, nous y resterons 6 jours… La faute à César, un ami rencontré il y a 15 ans aux Etats Unis qui a rendu notre séjour à Baiona inoubliable. A peine arrivé, César nous a pris en main et nous a fait découvrir sa région et sa gastronomie; poulpe mariné, calamars, moules, coquillages, vin de Galice, piments, narine de cochon (bof, bof), crème de café, oreilles de cochons (pas top), les Îles Cies avec la plus belle plage du monde (dixit un journal Espagnol ; mais même les locaux ne sont pas convaincus ), Camaros et sa multitude de greniers à grains magnifiquement sculptés, Vigo la grande métropole, St Jacques de Compostelle et son flot de touristes ... Nous passerons de très bons moments avec César et tombons amoureux de la région. Le courant passe aussi bien avec les filles qui prennent César pour un dieu vivant car il roule en moto et Paola sa copine, pour une princesse...
En voyant Pimientos Padron sur les menu des restaurants, nous avions toujours cru qu’il s’agissait de piments cuits à la façon du chef (Padron = Patron dans notre espagnol à nous) et nous n’avions jamais osé essayer car nous pensions que cela allait nous décaper la gorge… He non, Padron est en fait une ville pas trop loin de St Jacques de Compostelle qui cultive des petits piments verts tout doux et les Pimientos Padron sont en fait des piments saupoudrés de gros sel et grillés. Tout simplement succulents et pas piquant du tout… Nous sommes devenus moins bête ce jour là…
Depuis notre arrivée en Espagne nous avons deux problèmes : le WIFI et les machines à laver. Depuis la Corogne nous n’avons plus trouvés de machine à laver et il devenait urgent d’en trouver une. Arrivé dans la Marina Deportivo à Bayona, on nous dit qu’il n’y a pas de machine, mais qu’il y a une blanchisserie qui peut faire notre linge; hors budget. En discutant sur les pontons nous apprenons que dans l’autre marina de Bayona, il y a une machine à laver et du WIFI. BINGO… Nous changeons de marina pour entendre que la machine à laver fonctionne mais que cela nous en couteras 12,5 euro par machine. Gloups. Pas de connexion WIFI non plus…






Muros- Santa Uxia de Ribeira

Nous mouillons l’ancre devant une belle plage de sable de Santa Uxia de Ribeira. A la fin de chacune de nos navigations nous inscrivons la distance parcourue pendant la journée sur notre journal de bord. Cette dernière se trouve sur nos instruments de bord juste à coté de l’indicateur de température de l’eau. Ce soir la en prenant la distance, je vois que l’eau est à 21 degrés… Nous étions plus tôt habitués à 15 degrés et n’avons pas pu résister à une petite baignade. En sortant de l’eau, nous prenons tous notre douche sur la jupe arrière du bateau. Personne n’est encore rodé à cet exercice et ce qui devait arriver arriva ; Claire couverte de savon glisse et tombe dans l’eau sans brassards… Plus de peur que de mal, on la récupère rapidement. Elle fera dorénavant attention… Le soir, vers 22h, les douaniers interrompent notre repas du soir pour une petite visite. Nous les avions vus de loin mais pensions que c’était un bateau de trafiquant, étant donné sa couleur et la puissance de ses moteurs.
Le lendemain matin, nous débarquons sur la plage et y passons la matinée.





Muxia - Muros

Yes ! Le cap Finistère est passé, a nous les vents portants… Après une navigation agréable vent arrière et plein soleil, nous arrivons à Muros. Muros fête la vierge Marie avec un monde fou à terre, fête foraine, carrousel, chapiteau; l’ambiance est à la fiesta d’autan plus que la victoire au foot est encore dans les esprits. Le vent étant très important au mouillage, nous sommes contraints de rester à bord pour surveiller la tenue de notre ancre. C’est donc de loin que nous assistons à la procession maritime ou tout ce qui flotte à Muros (du kayak au bateau de pêche en passant par la planche à voile, le voilier, le chalutier et le petit zodiac) défile dans la baie sous un feu d’artifice de pétards. Les filles sont excitées comme des puces et ont du mal à comprendre pourquoi elles ne peuvent pas aller sur le carrousel et la pleine de jeux qu’elles aperçoivent à terre à quelques dizaines de mètres du bateau. La nuit, une fois couchés en endormis, le vent tombe histoire de nous faire profiter de la musique de la soirée qui jusque la était couverte par le vent. Nous vibrerons jusqu’à 5h du matin de slogans pro «équipe de foot espagnole » hurlés par le DJ et repris en cœur par la foule. Le lendemain, un peu vaseux, nous visitons la ville et terminons la matinée dans la pleine de jeux que les filles appercevaient du bateau.